sbfm
Près de trois mille personnes ont manifesté hier à Hennebont pour défendre la fonderie de Caudan dont l'avenir sera scellé demain par le tribunal de commerce de Lyon.
Devant lui, près de 3 000 personnes qui, une fois de plus, ont répondu à l'appel du syndicat. Et parmi ces soutiens, celui des élus du pays de Lorient, ceints de leur écharpe tricolore et défilant solidairement dans les rues de la cité des forges.
À Lyon, demain
Demain, mardi 20 janvier, le tribunal de commerce de Lyon doit se prononcer sur l'avenir de l'entreprise de Caudan travaillant pour le secteur automobile. La SBFM, qui emploie 550 salariés, accuse un passif de 40 millions d'euros. Elle a été placée en redressement judiciaire. Que va décider le tribunal lyonnais ?
Faute d'une solution miracle sortie du chapeau de l'actionnaire, le groupe Zen, deux issues se présentent : un plan de continuation assorti de licenciements ou, pire, la liquidation. Quant à une éventuelle reprise par Renault, principal client de la fonderie, c'est le flou le plus complet. Pierre Le Ménahès n'y croit guère : « Il y a forcément des discussions en coulisses entre l'État et Renault. Mais c'est tout. »
Les inquiétudes sont grandes. « Des échos recueillis ici et là, on a compris que, dans le meilleur cas, les nouvelles ne seront pas bonnes. On l'a dit et répété : nous n'accepterons aucune suppression d'emploi », martèle le cégétiste. Qui promet une résistance sans faille : « Comment pourrions-nous accepter d'être lynchés par ceux qui ont étranglé la SBFM en toute impunité et qui ont bénéficié des deniers publics sans investir dans les moyens humains et matériels. Nous ferons face ! »
Vingt-cinq salariés de la SBFM seront à Lyon dès demain midi, heure à laquelle le tribunal traitera le dossier de l'entreprise. Téléphones portables ouverts, ils informeront en direct leurs collègues restés à Caudan.

Commentaires